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La route nationale 7A, ou RN7A, est une ancienne route nationale française, antenne de la RN7, qui a connu de multiples affectations sur la Côte d'Azur, à Montargis, Fontainebleau et Montélimar.
Fait exceptionnel, le même numéro a été attribué simultanément à plusieurs axes, ce qui s'explique sans doute par la difficulté à numéroter les nombreuses annexes de la RN7.
Historique[]
Généralités[]
Dans son premier parcours, la RN7A reliait, de 1860 à 1933, Nice (RN7) à Menton (RN7) par la Basse-Corniche, sans atteindre l'Italie.
Cette route avait été créée par un décret impérial du 29 décembre 1860 en tant qu'annexe de la route impériale n° 7 de Paris à Antibes et en Italie, assurant un embranchement de Nice à Villefranche et à Beaulieu, passant par le littoral et comprenant un double raccordement avec le port et la darse de Villefranche.
Suite au traité conclu le 2 février 1861, entre Napoléon III et Charles III, prince de Monaco, quant au rattachement de Menton et Roquebrune à la France, il est prévu à l'article 5 : S. M. l'Empereur des Français s'engage à entretenir en bon état et à ses frais, en l'élargissant et la rectifiant sur les points qui seront convenus entre les administrations respectives, dans son parcours sur le territoire de Roquebrune, la route déjà construite qui, partant de celle de Nice à Gènes, dite de La Corniche, aboutit à la ville de Monaco. Le prince de Monaco s'oblige à laisser construire et fonctionner sur le territoire de la principauté, moyennant entente préalable entre les administrations respectives en ce qui concerne les détails d'exécution, sans que le prince soit tenu à aucune subvention ni garantie d'intérêt, la partie du chemin de fer qui serait construit de Nice à Gènes et traverserait ledit territoire. De son côté, S. M. l'Empereur des Français s'engage à établir, dans un délai prochain, une route carrossable de Nice à Monaco par le littoral ; il est entendu que chacun des deux gouvernements supportera la dépense de la portion de cette route afférente à son territoire.
Il existait en fait à l'origine un chemin côtier construit par les princes de Monaco pour desservir leur territoire. Cependant, cette réalisation n'était pas adaptée au roulage de l'époque et des travaux lourds sont engagés le long de la Corniche Inférieure.
L'arrêté de 1933 intègre la RN7A, et ses raccordements (les RN7H et RN7I), à la nouvelle RN559. En 1978, cette même route devient RN98 et RN7 (à son extrémité sur Roquebrune-Cap-Martin), avant d'être déclassée et renumérotée D6098 et D6007 dans les Alpes-Maritimes (06) en 2006. Depuis le 1er janvier 2012, la partie de cette route qui se situe dans la métropole de Nice Côte d'Azur a été reclassée en tant que route métropolitaine en conservant son ancien numéro, soit M6098.
Un second parcours est créé le 6 mai 1865 suite à la rectification de la traversée de la RN7 dans Montargis afin de desservir la gare de cette localité. A l'époque appelée Avenue des Voyageurs, cette annexe mise en service en 1869 est déclassée le 3 mai 1938 dans le cadre d'un échange de voirie. En effet, en 1933, une mauvaise interprétation du texte de 1865 a conduit à ne pas classer dans la voirie nationale en tant que RN443 la partie supérieure de la Rue Émile Mengin. La continuité de cette dernière route jusqu'à la RN7 empruntait ainsi la RN7A au prix d'un crochet injustifié qui a donc été rapidement corrigé.
Alors que l'on avait (presque) oublié l'existence d'une annexe à Montargis, le numéro est attribué une troisième fois en 1933 au prolongement direct de la RN7 dans Fontainebleau. Cet axe est défini comme l'annexe du carrefour de la Fourche à la place Denecourt, à Fontainebleau. Il fut déclassé en 1973 et renuméroté en D409 avant d'intégrer la voirie communale de Fontainebleau en 1991.
D'après les textes officiels, le numéro a été attribué une quatrième et dernière fois de 1962 à 1978 à la liaison entre les places Saint-Martin et Marx Dormoy qui ceinturent la vieille ville de Montélimar. Par la suite, cette route a été intégrée à la RN7 qui a été déclassée dès 1981.
Construction[]
Section Nice - Villefranche-sur-Mer : avril 1862.
Traversée de Malaribe à Villefranche-sur-Mer : 1883.
↑La Turbie-sur-Mer est un ancien quartier de la commune de La Turbie qui s'est démembré de cette commune en 1908 et correspond depuis à la commune de Cap-d'Ail.