Présentation[]
- À sa création le 16 décembre 1811, la Route impériale 87 est une route impériale française de IIIe classe qui est définie comme la route de Bâle à Neufchâtel.
- Elle aboutissait à la frontière de la Confédération des cantons suisses sur le pont de la Suze, à la sortie de Bienne. De là, on accédait à la Principauté de Neuchâtel (officiellement indépendante, même si elle était gouvernée de facto par l'Empire Français) par la rive gauche du lac de Bienne, en traversant le territoire du canton de Berne.
- La Route impériale 87 était, avec la Route impériale 91, un des deux axes principaux de l'ancien département du Mont-Terrible, qui avait été rattaché à celui du Haut-Rhin par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800).
- La ville de Bâle n'ayant pas été annexée à l'Empire, contrairement à la principauté épiscopale du même nom, la Route impériale 87 la contournait par l'Ouest par un ensemble de routes secondaires entre Bourgfelden et Reinach, où elle rejoignait la grande route de Bâle à Delémont.
- À la signature du premier traité de Paris le 30 mai 1814, la France est ramenée dans ses frontières de 1792 et majeure partie du parcours de la Route impériale 87 se retrouve dans la nouvelle Principauté de Porrentruy[1]. La route n° 87 se retrouve alors réduite à un moignon de 4,3 km entre Bourgfelden et la nouvelle frontière, à l'entrée d'Allschwiller.
- Lors de la renumérotation de 1824, le tronçon subsistant de la Route impériale 87 devient la Route royale 69, bien qu'il ne présente plus le moindre intérêt du point de vue du réseau routier national. Il le restera jusqu'à la réforme de 1973.
Localisation[]
| Légende de la carte ou du tableau | |
| En rouge | Tracé de 1811 à 1824. |
| En rouge clair | Tracé perdu en 1814. |
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Détail du parcours[]
De Bourgfelden à Allschwill (de 1811 à 1824)[]
- Haut-Rhin (68) / Collectivité européenne d'Alsace - D419
- Bourgfelden
- Devient D469
- Hégenheim
- Devient D201
-
Frontière entre France et Suisse.
D'Allschwill à Neuchâtel (de 1811 à 1814)[]
- Bâle-Campagne (BL) (Ex-département du Haut-Rhin) - Voirie non classée
- Devient 311
- Terwill (Terwiller)
- Devient 310 puis Voirie non classée
- Reinach 18 (ancienne RD 8 (Haut-Rhin))
- Devient 18
- Aesch
- Bâle-Campagne (BL) (Ex-Berne (BE), ex-département du Haut-Rhin) - 18
- Jura (JU) (Ex-Berne (BE), ex-département du Haut-Rhin) - 18
- Soyhières (Saugern)
La Sorne- Delémont (Delsberg) - La Croisée 6 (ancienne RD 3 (Haut-Rhin))
- Devient 6
- Berne (BE) (Ex-département du Haut-Rhin) - 6
- Roches
Pont de Penne
La Birse
Gorges de Moutier- Moutier
La Birse
Gorges de Court- Sorvilier (Surbelen)
- Bévilard
- Malleray
- Reconvilier
- Tavannes
Col de Pierre Pertuis (827 m)
- Sonceboz 30 (ancienne RD 11 (Haut-Rhin))

- La Heutte
- La Reuchenette
- Frinvillier (Friedliswart)
Gorges du Taubenloch
La Suze (Die Schüss) 
- Biel (Bienne)
5 (ancienne RD 9 (Haut-Rhin)) - Pont de la Suze : frontière avec la Confédération des XIX cantons[2]
Notes et références[]
- ↑ Petit rappel historique : l'ancienne Principauté Épiscopale de Bâle, qui n'appartenait pas à la Confédération des Cantons Suisses, avait été annexée en deux temps par la République Française : le 5 germinal an I (25 mars 1793) pour le Pays de Porrentruy (après quelques mois passés sous le nom de "république rauracienne", république-sœur de la république française) et le 26 vendémiaire an VI (18 octobre 1797) pour le reste du territoire. Elle était devenue le département du Mont-Terrible (préfecture Porrentruy, sous-préfecture Delémont) et celui-ci a été fusionné avec le Haut-Rhin en 1800. Lors du premier traité de Paris en 1814, les Puissances Alliées avaient prévu de restituer l'indépendance à l'ancienne Principauté Épiscopale, sous l'appellation Principauté de Porrentruy, mais son existence a été très éphémère : en effet, lors des discussions au Congrès de Vienne en 1815, les délégués du canton de Berne ont obtenu l'annexion de cette principauté, en compensation de la perte de Vaud et de l'Argovie qui étaient devenus des cantons indépendants. C'est ainsi que le pays de Porrentruy est devenu bernois, et donc suisse, après avoir été français. L'actuel canton suisse du Jura n'est né, par scission de celui de Berne, qu'en 1978.
- ↑ La Confédération des XIX cantons était à la fois un État satellite de l'Empire français et une Confédération entre 1803 et 1814 sous protectorat français. Elle succède à la Confédération des XIII cantons. À partir de 1815 elle deviendra la Confédération des XXII cantons.
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Voir aussi[]
Article connexe[]
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