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À sa création le 16 décembre 1811, la Route impériale 111 est une route impériale française de IIIe classe qui est définie comme la route de Valence à Genève et à Lausanne. La partie depuis Voiron jusqu'à la sortie du village des Abrets appartient à la route de Châlons-sur-Saône à Grenoble, n° 93.
Le 31 décembre 1813 est proclamée la restauration de la République de Genève, après la libération de la ville par les troupes autrichiennes. La RI 111 s'arrête alors aux limites de la nouvelle République, ce qui crée une discontinuité car les communes situées au Nord de Genève entre Pregny et Versoix appartenaient au Pays de Gex et étaient donc restées françaises. La même année, le Premier Traité de Paris fait céder des territoires français au Royaume de Sardaigne entre Seyssel et Carouge.
Le 20 novembre 1815, par le Second Traité de Paris la France cède à la Suisse six communes du Pays de Gex[4] nécessaires pour assurer la continuité territoriale entre le nouveau canton de Genève et celui de Vaud, et à la Sardaigne toute la partie de l'ancien Duché de Savoie qu'elle avait conservée en 1814 et qui constituait le département du Mont-Blanc dans sa dernière configuration. La RI 111 se termine alors à la nouvelle frontière sarde, sur le Rhône à Seyssel.
Lors de la renumérotation de 1824, elle est devenue la Route royale 92.
Durant la période d'occupation sarde entre 1815 et 1860, la route était référencée dans le Royaume de Sardaigne en tant que :
Frontière avec la Confédération des XIX cantons[1] et le canton de Vaud : la route se dirige vers Lausanne
Notes et références[]
↑ 1,01,11,2 et 1,3La Confédération des XIX cantons était à la fois un État satellite de l'Empire français et une Confédération entre 1803 et 1814 sous protectorat français. Elle succède à la Confédération des XIII cantons. À partir de 1815 elle deviendra la Confédération des XXII cantons.
↑ 2,02,12,22,32,42,52,6 et 2,7La restauration de Genève de 1813 proclame l'indépendance de celle-ci à l'Empire français et forme la République de Genève, puis intègre la Confédération des XXII cantons le 19 mai 1815. La République de Genève morcelée en plusieurs enclaves entre les territoires français, sardes et helvétiques de l'époque est alors composée des communes suivantes à sa restauration en 1813 : Avully, Cartigny, Céligny, Chancy, Chêne-Bougeries, Cologny, Dardagny, Les Eaux-Vives, Genève, Genthod, Jussy, Le Petit-Saconnex, Plainpalais, Russin, Satigny et Vandœuvres. Les territoires français (Pays de Gex) et sardes (Savoie) cédés à Genève après 1813 formeront les communes réunies du futur canton helvétique puis suisse de Genève.
↑ 4,0 et 4,1Les communes de Collex-Bossy, Le Grand-Saconnex, Meyrin, Pregny-Chambésy, Vernier et Versoix sont enlevées à l'arrondissement de Gex et rattachées au canton de Genève le 10 octobre 1816.
↑La route de Saint-Julien à Chambéry est classifiée en tant que route provinciale sarde de la Province de Carouge le 9 décembre 1823.
↑La route de Saint-Julien à Genève est classifiée en tant que route provinciale sarde de la Province de Carouge le 9 décembre 1823.
↑La route de Saint-Julien en France, par Châtel et Seyssel est classifiée en tant que route provinciale sarde de la Province de Carouge le 9 décembre 1823.
↑Commune démembrée de celles d'Alixan, de Bourg-lès-Valence, de Châteauneuf-sur-Isère et de Valence en 1850.
↑Commune fusionnée avec celle du Plan entre 1790 et 1794.
↑Commune démembrée de celle de Têche-et-Beaulieu en 1881.
↑Commune fusionnée avec celle de Chapuissières en 1826.
↑Commune fusionnée avec celle de Vourey-de-Moirans entre 1790 et 1794.
↑Commune fusionnée avec celles des Abrets, de La Bâtie-Divisin et de Fitilieu pour former la commune nouvelle des Abrets en Dauphiné en 2016.
↑Commune démembrée de celles d'Aoste, de Corbelin et de La Bâtie-Montgascon en 1826.
↑Commune fusionnée avec celle de Champagne-Saint-Didier entre 1790 et 1794.
↑Commune fusionnée avec celle de Brégnier pour former la commune de Brégnier-Cordon entre 1790 et 1794.
↑Commune fusionnée avec celle de Murs pour former la commune de Murs-et-Géligneux en 1797.
↑Commune fusionnée avec celle de Culoz pour former la commune nouvelle de Culoz-Béon en 2023.
↑Commune fusionnée avec celle de Béon pour fomrer la commune nouvelle de Culoz-Béon en 2023.
↑ 22,0 et 22,1Ville située sur les deux départements ; cette commune est située et coupée par le fleuve Rhône qui délimitait à l'origine la frontière franco-sarde établie par le Traité de Turin du 24 mars 1760, devenue frontière départementale depuis 1860.
↑Pont en bois qui sera emporté par la crue de 1835.
↑Par le Second traité de Paris (1815), le département du Mont-Blanc (84) est rendu au Royaume de Sardaigne.
↑La partie subsistante du département du Léman (99) est intégrée en 1814 au département du Mont-Blanc (84) ; par le Second traité de Paris (1815), le département du Mont-Blanc (84) est rendu au Royaume de Sardaigne.
↑Pont en maçonnerie construit en 1677 sous Victor-Amédée II.
↑Anciennement Saint-Julien jusqu'en 1893 ; commune fusionnée avec celle de Thairy en 1965.
↑Le département du Léman (99) est supprimé en 1814 ; une partie est rendue au Royaume de Sardaigne en 1814 par le Traité de Paris, l'autre est incorporée dans la République de Genève à partir du 31 décembre 1813.
↑ 29,029,1 et 29,2Par le Traité de Turin (1816), les communes sardes d'Aire-la-Ville, d'Avusy-Laconnex-Soral, de Bel-Air (Ambilly → Vandœuvres), de Bernex-Onex-Confignon, de Carouge, de Chêne-Thônex, de Choulex, de Collonge-Bellerive, de Compesières (comprend Bardonnex, Perly-Certoux et Plan-les-Ouates), de Corsier (comprend Anières), d'Hermance, de Lancy, de Meinier, de Presinge (comprend Puplinge) et de Veyrier (comprend Troinex) sont rattachées au canton de Genève en 1816.
↑Les cantons de Gex, Collonges et Ferney sont réintégrés au département de l'Ain le 8 novembre 1814 et forment l'arrondissement de Gex.
↑Quartier français jusqu'en 1816, puis suisse de la commune de Collex-Bossy jusqu'à son démembrement avec celle-ci en 1855.