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Écusson 988 Heure de Nouméa
Fuseau horaire
17:06:19 (GMT +11h)



Présentation générale

  • Située dans le Pacifique occidental, la Nouvelle-Calédonie, qui a une superficie de 18.575 km², fait partie de l’ensemble mélanésien. L’archipel comprend la Grande-Terre, deux fois grande comme la Corse (400 km de long sur 50 km de large), les quatre îles Loyauté (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré), l’archipel des îles Belep, l’île des Pins et quelques îlots lointains. La zone économique exclusive couvre 1,4 millions de km² (soit la moitié de la superficie de la mer Méditerranée).

Un hymne national :

  • Le 26 juin 2008, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a dévoilé l’hymne et la devise de ce territoire français d’Outre-Mer. Dans la continuité des accords de Nouméa et vingt ans après la signature des Accords de Matignon, la Nouvelle-Calédonie se dote d’un hymne, d’une devise et d’un nouveau graphisme pour ses billets de banque. La devise choisie : « Terre de parole, Terre de partage » ainsi que le titre de l’hymne lui-même : « Soyons unis, devenons frères » indiquent la volonté de la Nouvelle-Calédonie de réconcilier les communautés de l’archipel qui se sont jadis déchirées et de se tourner résolument vers l’avenir.

Géographie

  • À compléter

Généralités

  • La Nouvelle-Calédonie présente une grande variété de paysages.
  • L’île principale, appelée la Grande Terre, est traversée du Nord au Sud par une chaîne de massifs montagneux dont les sommets atteignent souvent plus de 1.000 mètres et culminent parfois à plus de 1.600 mètres (Mont Panié, Mé Mayoa, Mont Humboldt, massif du Kouakoué). Cette chaîne centrale coupe l’île en deux régions distinctes : la côte Est, avec des vallées profondes et luxuriantes, la côte Ouest, plus découpée, avec des plaines propres à la culture et à l’élevage surplombées par des massifs riches en minerais. Le paradis vient d'être reconnu par l'UNESCO La Grande Terre se prolonge par de petites îles isolées comme l’île des Pins, au Sud (plateau argileux de 180 km²), ou l’archipel des Belep (220 km²) dans le lagon nord. Au nord s’étendent les atolls coralliens de Huon et Surprise (récifs d’entrecasteaux).
  • Les îles Loyauté (1 981 km²), d’origine corallienne, ont un relief plat.
  • En juillet 2008, Les lagons de la Nouvelle-Calédonie ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Un label de prestige pour ce magnifique lieu aussi riche que surprenant, qui prend ainsi sa place dans le cercle très privilégié des sites protégés et reconnus mondialement pour leur "valeur universelle exceptionnelle".

Reliefs et paysages

  • À compléter

Province Nord

  • À compléter

Province Sud

  • À compléter

Province des îles Loyauté

  • À compléter

Climat, températures et précipitations

  • La Nouvelle-Calédonie jouit d’un climat tempéré que l’on pourrait qualifier de "tropical océanique", tempéré et ensoleillé.
  • Il existe deux saisons :
    • la saison chaude (mi-novembre - mi-avril) : également saison cyclonique, avec des températures allant de 25 à 27 °C
    • la saison fraîche (mi-mai - mi-septembre) : plus sèche et avec des températures qui diminue de 20 °C à 23 °C le jour.

  • La Nouvelle-Calédonie n'a pas de drapeau officiel.
Écusson 988
Drapeau kanak indépendantiste.

Géologie

  • À compléter

Histoire

  • Les plus anciennes traces archéologiques attestent d’un peuplement de la Nouvelle-Calédonie dès 1300 avant JC (période de Koné), encore que divers indices, comme la diversité linguistique de la Grande Terre ou les tumulus de l’Ile des Pins, laissent envisager des origines encore plus reculées.
  • En 1774, James Cook est le premier Européen à découvrir la Nouvelle-Calédonie, visitée l’année suivante par La Pérouse. Et c’est le 24 septembre 1853 que l’amiral Fébvrier-Despointes prend possession de l’île au nom de la France. La Nouvelle-Calédonie est française depuis cette date. La ville de Nouméa est créée en 1854.
  • A la colonisation de peuplement libre et agraire s’ajoute dès 1864 celle d’origine pénitentiaire. Le bagne, créé par Napoléon III, accueillera à un moment 5.000 communards, dont Louise Michel (révolutionnaire anarchiste française). Son rôle déclinera progressivement jusqu’à sa fermeture en 1897. Cette époque est marquée par de nombreuses révoltes de la population kanak, dont la plus célèbre est celle menée en 1878 par le grand chef Ataï.
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, 50.000 soldats américains engagés dans la bataille du Pacifique séjournent en Nouvelle-Calédonie. En 1946, la Nouvelle-Calédonie devient un territoire d’Outre-Mer. Les années qui suivent la Libération sont marquées par la démocratisation et la généralisation du suffrage universel.
  • L’histoire de l’économie calédonienne est fondée sur l’exploitation du minerai de nickel dont la découverte revient à l’ingénieur Jules Garnier en 1864. Bien qu’ayant commencé dès 1874, ce n’est qu’après 1960 que la production de nickel entra dans une phase d’expansion modifiant profondément l’économie calédonienne.
  • Les années 80 sont marquées par la montée du mouvement indépendantiste Kanak. Les tentatives de répression de ce mouvement accroissent les tensions sur le territoire qui atteignent leur point culminant avec les évènements d’avril 1988. La signature des accords Matignon (26 juin 1988) et Oudinot (20 août 1988) permet d’apaiser les tensions politiques et d’engager le rééquilibrage économique.
  • Le 5 mai 1998 les trois partenaires des accords de Matignon (Etat, RPCR, FLNKS) ont signés l’accord dit de Nouméa qui fixe le cadre dans lequel s’inscrira l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie au cours des vingt prochaines années. La mise en oeuvre de cet accord a donné lieu à une révision de la Constitution (loi constitutionnelle n° 98-610 du 20 juillet 1998). Deux projets de loi (organique et ordinaire) relatifs à la Nouvelle-Calédonie détaillant le fonctionnement des institutions spécifiques mises en place dans le cadre de " l’accord de Nouméa " ont été adoptés définitivement par le Parlement le 16 février 1999.
  • Cet accord confère à la Nouvelle-Calédonie un statut unique et original. Il définit l’organisation politique et les modalités du développement social et économique de l’archipel pour une période comprise entre 15 et 20 ans. Il prévoit des transferts progressifs de compétences de l’Etat vers la Nouvelle-Calédonie, dès le 1er janvier 2000. Seront alors concernés : le statut des Kanak ("statut civil coutumier") et le régime des terres coutumières, les règles relatives au droit du travail et à la formation professionnelle, le travail des étrangers… L’Etat restera compétent pour les matières régaliennes : justice, défense, ordre public, monnaie…

Démographie

  • Suite au dernier recensement de 2004, la population était de 230.789 habitants, contre 196.836 au précédent recensement de 1996. La population a ainsi augmenté de près de 34 000 personnes par an en moyenne. La croissance démographique calédonienne reste élevée même si elle s’est un peu infléchie par rapport aux périodes précédentes.
  • La population calédonienne est répartie comme suit :
    • Province Sud : 164.235 habitants
    • Province Nord : 44.474 habitants
    • Province des Iles Loyauté : 22.080 habitants (Source : INSEE)
  • En 8 ans, Nouméa a vu ses effectifs croître de 15.000 personnes pour atteindre 91.386 habitants. Si le nombre de Nouméens a doublé en trente ans, leur part relative dans la population totale ne varie pas : deux calédoniens sur cinq vivent dans la capitale. La part des Nouméens dans la population du Grand Nouméa diminue progressivement : 62,5 % en 2004 contre 67,0 % en 1989 et 75,0 % en 1976.
  • Plus de 3 habitants sur quatre sont nés en Nouvelle-Calédonie. Au recensement de 2004, 76,8 % des habitants sont nés en Nouvelle-Calédonie, 13,9 % en métropole ou dans un DOM, 5,1 % à l’étranger, 2,9 % à Wallis et Futuna et 1,3 % en Polynésie Française

Transports

LoupeVoir l'article : Nouvelle-Calédonie (988).

Politique des transports en Nouvelle-Calédonie

  • À compléter

Transports routiers

Voir l'article concernant les Infrastructures routières.

Transports aériens

Voir l'article concernant les Infrastructures aéroportuaires.

Économie

  • À compléter

Culture

  • La coutume constitue le fondement du lien social mélanésien, comme dans les autres sociétés océaniennes : terme polysémique, elle désigne à la fois le code oral qui régit la société kanak et le "geste coutumier", remise de présents et échange de paroles d’amitié à l’occasion d’une visite chez un hôte mélanésien. Sont revêtues de son autorité toutes les instances coutumières au rang desquelles figurent, en premier lieu, les grands chefs. Si la coexistence entre ces autorités et l’administration n’a pas toujours été aisée, la répartition des compétences respectives est, pour l’essentiel, désormais clarifiée : le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie se voit notifier la désignation des autorités coutumières, après que celle-ci a été constatée par le Sénat coutumier, et l’autorité coutumière demeure, localement, le lien indispensable avec les pouvoirs publics. Trait d’union entre les collectivités mélanésiennes et l’administration, le syndic aux affaires coutumières officialise les décisions prises par la tribu en les consignant dans un procès-verbal de palabre ; depuis le début du siècle, ce rôle a été assuré par la gendarmerie.
  • Bien que l’accord de Nouméa ait reconnu le rôle éminent de la coutume pour les populations régies par les règles coutumières, sa place actuelle dans l’ordre juridique demeure, pour autant, un débat encore ouvert. Ne pouvant faire l’objet d’une codification juridique, l’exercice d’un pouvoir coutumier peut conduire à des difficultés réelles, notamment en matière pénale : lorsqu’un Kanak commet une infraction, il s’expose à une double sanction, l’une pénale au titre du droit français, l’autre coutumière. Deux chantiers sont, après l’accord de Nouméa, plus particulièrement d’actualité : en matière foncière, la fréquence des litiges et les nombreuses contestations ont conduit certains grands chefs à solliciter la mise en place d’un cadastre coutumier venant se substituer aux procès-verbaux de palabre relatifs à la terre, projet dont il est fréquemment débattu et qui, très localement, a pu être mis en œuvre ; la définition précise, par ailleurs, des modalités de l’intervention des autorités coutumières en matière de médiation pénale - dont le principe a été affirmé dans l’accord de Nouméa - fait actuellement l’objet de consultations.
  • Le rôle fondamental de la coutume ne devrait pas, cependant, dissimuler que cette reconnaissance de son rôle s’accompagne, parallèlement, d’un éloignement croissant de la jeunesse mélanésienne des valeurs de la coutume : y contribuent le manque de charisme de certaines autorités coutumières, leur comportement parfois critiquable, ainsi que le poids, moins bien supporté, de l’obligation d’entraide envers les siens. Face aux risques de cette désaffection, les voies d’un retour vers les traditions kanak et la sensibilisation des jeunes aux valeurs de la coutume fait l’objet, depuis quelques années, d’un débat au sein des grandes chefferies, conscientes de la nécessité de moderniser la coutume pour en assurer l’effectivité.

Notes et références

  1. Sur les 4268 km de voirie communale, 892 km sont des chemins ruraux et 3 376 km sont assimilés à des routes municipales ou des voies urbaines.


Drapeau France Transports par région Armoiries république française

France métropolitaine : Auvergne-Rhône-Alpes · Bourgogne-Franche-Comté · Bretagne · Centre-Val de Loire · Corse · Grand Est · Hauts-de-France · Île-de-France · Normandie · Nouvelle Aquitaine · Occitanie · Pays de la Loire · Provence-Alpes-Côte d'Azur

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