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Présentation

  • L'Iter Viennensis était une grande voie romaine qui reliait Vienne à Roanne au plus court par le Massif du Jarez.

Parcours précis

  • D'après l'étude de Patrick Berlier (cf. lien externe ci-dessous), son tracé devait emprunter pour commencer après la traversée du Rhône à Saint-Romain-en-Gal sur la rive droite, le Col-du-Pilon dans le Massif du Pilat et passer par Trèves (Tri-vium) pour redescendre sur la vallée du Gier près du Rocher-Percé et de la Roche Trouée, site stratégique appelé plus tard le Pont-Percey, pour remonter dans les Monts-du-Lyonnais par Tartaras/Dargoire (Argo-Durum). En effet, il ne devait pas y avoir, à l'époque, comme nous dit le même auteur, de communications directes dans la vallée du Gier entre Givors et Rive-de-Gier étant donné la géographie très accidentée entre le Massif-du-Pilat et les Monts-du-Lyonnais. Ce parcours suit en partie la D502.
  • Les vestiges très anciens retrouvés à Dargoire laissent penser que celui-ci était franchi non loin de ce lieu et le tracé se dirigeait alors quasiment en ligne droite montante sur Saint-Maurice-sur-Dargoire en desservant le hameau d'Ecossieux qui fut autrefois une place forte. D'ailleurs l'étude de la carte IGN présente un axe naturel permettant de reconstituer cette même ligne droite.
  • La D2 entre le Rhône et la Loire sert de repère à l'itinéraire à partir de Saint-Maurice-sur-Dargoire et celui-ci emprunte après Sainte-Catherine la vallée de la Coise.
  • L'Iter Viennensis croisait la première voie menant vers l'Aquitaine à partir de Lugdunum (Lyon) à Saint-Symphorien-sur-Coise.
  • Une hypothèse rien que moins certaine tend à supposer qu'après cette ville, il empruntait la vallée de l'Urzon par l'actuelle D4 pour la laisser sur la droite par l'actuelle D69 et monter ensuite en pente douce vers le col de Duerne.
  • De là, il descendait dans la vallée de la Brévenne pour rejoindre la Voie Bollène dans le site de Sainte-Foy-l'Argentière.
  • Faisant tronc-commun avec la Voie Bollène, il passait à Haute-Rivoire où subsistent réellement des vestiges de la même voie et continuait jusqu'à Feurs (Mediolanum) pour se raccorder à la Via Ligeria à moins qu'il n'évite Médiolanum et serve de passage pour la future D10 en passant par Salt-en-Donzy où gisent les ruines de thermes gallo-romains et d'anciennes exploitations de sel (vu l’étymologie), pour rejoindre celle-ci à Balbigny.
  • Il est fort probable qu'elle a certainement contribué au tracé des RN82 et RN7 en desservant L'Hôpital-sur-Rhins avant d'arriver à Roanne (Rodumna).

Liens Externes

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